Cette nouvelle n’est certainement pas de nature à calmer les choses au Zimbabwe. La commission électorale a déclaré le président sortant du pays, Emmerson Mnangagwa, ancien homme de main de Robert Mugabe évincé de son poste en novembre 2017, vainqueur de l’élection présidentielle au premier tour avec 50,8 % des voix.
Mnangagwa a devancé le leader de l’opposition Nelson Chamisa, qui a obtenu 44,3 % des voix, a annoncé la présidente de la commission, Priscilla Chigumba, lors d’une conférence de presse à Harare, organisée dans un climat tendu alors que l’armée patrouille la capitale. Chamisa a rejeté des résultats « faux » et annoncé son intention de porter l’affaire en justice.
Mnangagwa a pris par son compte Twitter pour déclarer : « Merci Zimbabwe (…). C’est un nouveau départ. Unissons-nous dans la paix, l’unité et l’amour et ensemble construisons un nouveau Zimbabwe pour tous. Même si nous avons été divisés pendant les élections, nous sommes unis dans nos rêves ».
Thank you Zimbabwe!
I am humbled to be elected President of the Second Republic of Zimbabwe.
Though we may have been divided at the polls, we are united in our dreams.
This is a new beginning. Let us join hands, in peace, unity & love, & together build a new Zimbabwe for all! pic.twitter.com/FbdrixAktR
— President of Zimbabwe (@edmnangagwa) 2 août 2018
« Résultats faux » !
Un porte-parole de l’opposition avait parlé lors de la conférence de presse de la commission, quelques minutes avant que les résultats définitifs ne soient proclamés. Il a mentionné que ces « résultats étaient faux ».
Mnangagwa est à la tête du Zimbabwe depuis que le Zanu-PF a poussé Robert Mugabe vers la sortie avec l’aide de l’armée, après 37 ans de règne.
Ce petit pays d’Afrique n’a eu que deux dirigeants depuis son indépendance en 1980. Et ces deux dirigeants sont des partisans du Zanu-PF : Mugabe et son ancien vice-président âgé de 75 ans, Emmerson Mnangagwa qui a été élu président vendredi dernier.